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Hommage à Manuel RIBEIRO DE SOUSA
Drame sur la course cycliste : la sécurité ne serait pas en cause
L'enquête autour de la mort d'un coureur cycliste, renversé par une voiture dimanche près de Dieppe, s'est jusque-là concentrée sur le respect des règles de sécurité.
Les gendarmes de la brigade de Tôtes travaillent d'arrache-pied, depuis dimanche après-midi. Ils tentent d'établir les circonstances exactes de la mort du coureur cycliste renversé par une voiture à Val-de-Saâne, près de Dieppe (lire nos éditions d'hier).
Les enquêteurs ont déjà entendu les huit coureurs du peloton de tête de ce prix de la municipalité d'Imbleville, une course organisée par cette commune de Seine-Maritime et par le Vélo club de Rouen. Eux aussi ont été fauchés par le véhicule. Un d'entre eux a d'ailleurs été grièvement blessé. Ses jours ne seraient plus, aujourd'hui, en danger.
Les voitures pouvaient circuler
De ces auditions, les militaires semblent être parvenus à la conclusion suivante : les règles de sécurité sur le parcours auraient été respectées à la lettre par les organisateurs.
La course se déroulait sur un circuit ouvert. Ce qui signifie que les voitures étaient autorisées à circuler. Prudemment. Les panneaux indiquant la présence de coureurs étaient bien installés sur la route. Des personnes, appelées « signaleurs », étaient, elles, postées à chaque carrefour pour recommander aux automobilistes de lever le pied. De plus, trois véhicules protégeaient le peloton. Un engin sonorisé et une voiture ouvraient la route. Le troisième véhicule suivait les coureurs.
Difficile, donc, d'établir un quelconque défaut de sécurité dans ces conditions.
Comment la voiture « meurtrière » a-t-elle pu provoquer un tel accident ? Selon toute vraisemblance, celle-ci roulait en contre-sens de la course, en direction du hameau d'Eurville, sur la route départementale RD 23, à la sortie de Val-de-Saâne.
Le conducteur n'avait pas bu
Le drame s'est noué dans une courbe prononcée. A priori, la visibilité était faible. Les coureurs du peloton de tête se trouvaient dans cette descente et roulaient à environ 60 km/h. La voiture qui a percuté les cyclistes venait de quitter un parking. A quelle vitesse roulait-elle ? Le conducteur a-t-il croisé, sur sa route, le véhicule qui ouvrait la course ? Ces questions restent pour l'instant sans réponse.
Les enquêteurs ont entendu, dimanche soir, le conducteur, un homme de 25 ans, dont les parents habitent Val-de-Saâne. Ils l'ont également soumis au dépistage d'alcoolémie, obligatoire lorsqu'un accident mortel de la circulation se produit. Ce test s'est révélé négatif.
T. P. et J. H.
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